Baskala-Mantra Upanisad, Chagaleya Upanisad

Les Upanishad vol. 16 et 17. Publiée et traduite par

Auteur : RENOU (Louis)
Collection : Les Upanishad
Volume : 16 Tome : 17
ISBN : 978-2-7200-0971-6
Prix : 7.2 €

Description

Les Upanishad, texte et traduction sous la direction de L. Renou.
Baskala-Mantra Upanisad : 13 pages pour l'introduction et la traduction, 2 pages pour la transcription et 3 pages pour le texte sanskrit en devanagari. Chagaleya Upanisad: 12 pages pour l'introduction, la transcription en caractères latins et la traduction et 3 pages pour le texte sanskrit en devanagari.
Les Volumes XVI et XVII ont été réunis en 1 volume lors de la réimpression
Dimensions : 13,50 x 21,10 x 0,3 cm
Poids : 69
Lieu de parution : Paris
Année de parution : 1956
Réimpression : 2013
Reliure : in-8° broché
Pages : 48
Traduit par : Louis Renou
Traduit du : sanskrit

Commentaire

Les Upanishads, dont douze ou treize en particulier terminent les Védas, contiennent des écritures philosophiques et métaphysiques traitant de la nature et du rapport de l'âme (atman) à l'esprit suprême Brahman. Le canon Muktika recense 108 Upanishads dont la composition s'étale de -800 à 1300 de notre ère. On distingue traditionnellement douze Upanishads majeures ou principales et quatre-vingt seize Upanishads mineures réparties en six catégories.
Les Upanisads anciennes, qui sont une douzaine, ont été élaborées au VIème siècle avant notre ère et dans les siècles antérieurs. Cette période correspond à la fin de l'époque védique, quand l'importance attachée aux dieux védiques et au sacrifice diminue, et la réflexion religieuse se porte sur la connaissance de brahman, essence transcendante, infinie, et son identification avec âtman, le soi. Le VIème siècle est l'époque de l'émergence du jainisme et du bouddhisme, une période de spéculation intense, où la discussion porte moins sur les actes associés au sacrifice que sur la connaissance authentique, mystique de la réalité ultime. Il est clair d'autre part - la Chândogya Upanisad le montre - que la discussion n'est pas restreinte au cercle des brahmanes, mais qu'elle s'étend à la classe princière.

Commentaire

La Baskala-Mantra Upanisad est un poème consistant en 25 stances tristubh (de facture à peu près correcte), où l'on a été tenté de reconnaître (comme le nom même y incitait) un hymne ayant fait partie de la recension bâskala de la Rksamhita.
Disons tout de suite que cette hypothèse est intenable. Ici nous sommes en présence d'une composition d'un type tout différent des hymnes rgvédiques. Nous avons affaire, très certainement, à un opuscule de la période la plus tardive du védisme, éventuellement même post-védique.
Comme pour d'autres Upanisads, la doctrine est introduite par le moyen d'une affabulation. Le dieu guerrier Indra, se transformant en bélier ravit au ciel un personnage, Medhâtithi, descendant de Kanva. Ce dernier use de menaces. Enfin, le dieu ravisseur l'apaise et lui communique la doctrine salvatrice.
Le but de l'Upanisad est donc, sous le prétexte d'une eulogie du dieu par lui-même, de souligner l'usure des apparences et de désigner le grand principe unique qui réside au fond des choses et n'est autre que le brahman.

La Chagaleya Upanishad comporte une affabulation classique dans ce genre d'oeuvres : la réunion de sages pour un sacrifice, aux bords du fleuve sacré, la Sarasvatî. Ces sages ont exclu des rites un certain Kavasa Ailûsa comme étant d'extraction basse. Celui-ci se venge en leur posant des questions auxquelles ils ne savent que répondre : il leur conseille de se mettre au service des " (ascètes- ) enfants ". Ils y vont et répètent les questions. Le problème essentiel est celui de la mort : pourquoi, en dépit des rites, y a-t-il destruction du corps, et que devient ce qui était le corps, après le trépas ? La réponse est que c'est l'âtman qui régit le corps, que le corps n'est rien sans l'âtman. L'enseignement implicite comporte, d'une part, le rejet des rites, d'autre part, le caractère immortel et absolu de la notion d'âtman.
Cette Upanisad est rédigée en style " brâhmana" assez strict. Le nom de Châgaleya est celui d'une école védique, qui a donné naissance à un Brâhmana (perdu), à l'intérieur du groupe des Maitrâyaniya (Yajurveda Noir).