Fondations pieuses en mouvement

De la transformation du statut de propriétédes biens Waqfs àJérusalem (1858-1917)

Auteur : SROOR (M.)
Collection : Institut Français du Proche-Orient, PIFD
Tome : 251
Prix : 37 €

Description

Poids : 761
Lieu de parution : Damas
Année de parution : 2010
Reliure : broché
Pages : 461

Commentaire

Se fondant sur une riche documentation inédite, cette étude montre que, contrairement à l'idée selon laquelle les biens d'une fondation pieuse (waqf) sont inaliénables, de nombreux biens affectés à des waqfs de Jérusalem entre 1858 et 1917 étaient offerts, vendus, spoliés, donnés en héritage ou transformés en propriétés privées, par des voies légales ou illégales. À partir de nombreuses sources de première main (archives conservées en Palestine, en Jordanie, en Turquie, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni), l'auteur examine les modalités selon lesquelles, dans le cadre du droit musulman et de la législation ottomane, un bien waqf pouvait changer de statut et devenir une propriété privée. Il met en lumière les stratégies et les procédures par lesquelles différents acteurs ont participé à cette transformation et montre comment, à travers divers types de contrats, les gestionnaires des waqfs, ainsi que les représentants des autorités politiques et religieuses locales, du pouvoir ottoman et des puissances étrangères, ont contribué à s'approprier les biens affectés à ces waqfs dans le cadre d'intérêts personnels ou collectifs. Durant les six dernières décennies ottomanes, le paysage foncier de Jérusalem fut ainsi profondément bouleversé. L'auteur : Né à Ramallah en 1970, Musa Sroor a obtenu son doctorat en 2005 à l’Université d’Aix-Marseille (France) sous la direction de Randi Deguilhem. Il a ensuite enseigné l’histoire contemporaine à l’Université de Birzeit. Depuis 2007, il est directeur du Département d’histoire et d’archéologie et responsable de la formation en histoire du Master de cette université. Ses recherches portent principalement sur la privatisation des biens waqfs à Jérusalem au XIXe siècle.