Fragments de textes koutchéens de médecine et de magie

Texte parallèles sanskrits et tibétains, traduction et glossaire

Auteur : FILLIOZAT (Jean)

ISBN : 978-2-7200-0432-2

Attention : Ce livre est non-coupé

Prix : 38 €

Description

8 planches hors-texte de fac-similés, carte, 3 pages d'écritures
Dimensions : 25x16cm
Poids : 266g
Lieu de parution : Paris
Année de parution : 1948
Reliure : in-8° broché
Pages : 157

Commentaire

Le koutchéen, aussi appellée tokharien, était une langue indo-européenne parlée jusqu'à la fin du Ier millénaire ap. J.-C. dans la région de Koutcha (actuelle province du Xinjiang, à l'ouest de la Chine). Sylvain Lévi, indologue français, rapprocha cette langue du sanskrit et contribua à son déchiffrement. "La plupart des fragments édités ici ont déjà été publiés. La partie koutchéenne (W) du manuscrit Weber-Macartney a été déchiffrée, transcrite et reproduite en fac-similé par Rudolf Hoernle il y a quarante ans, avant même que la langue en ait été déterminée. Le bilingue du Yogasataka (Y) et le fragment magique (M) ont été publiés et étudiés, le premier en 1911, le second en 1936 par Sylvain Lévi. Ce dernier préparait, au moment de sa mort, une réédition de ces textes à la lumière des traditions médicales et magiques sanskrites dont ils relèvent et grâce à des identifications nouvelles.[…] Les originaux. qui, à l'exception du manuscrit Weber-Macartney et d'un fragment de la collection Stein, appartiennent à la collection Pelliot, n'étaient pas alors accessibles à la Bibliothèque nationale… et il fallait se contenter de transcriptions faites au début du déchiffrement. Mais en 1938 et 1939, à l'occasion d'un dépouillement systématique des fragments Pelliot sanskrits et koutchéens de la Bibliothèque nationale, les originaux ont été retrouvés et ont pu être collationnés entièrement. De plus il a été possible d'exécuter quelques travaux de restauration qui ont permis d'améliorer le déchiffrement, certains aksara primitivement recouverts de boue séchée étant désormais dégagés et certains fragments détachés ayant été remis à leurs place. […] En dehors de leur intérêt linguistique, tous ces fragments constituent des documents précieux pour l'histoire de l'expansion de la littérature indienne en Asie centrale et pour l'histoire de la littérature sanskrite elle-même. Nos manuscrits koutchéens ne peuvent être datés avec précision, mais leur écriture était en usage au milieu du VIIe siècle, car c'est celle même des laissez-passer koutchéens sur bois qui remontent certainement à cette date. […] quelle que soit la date de nos manuscrits, il est probable que les traductions qu'ils contiennent d'oeuvres sanskrites en koutchéen sont plutôt du début de cette période que de sa fin. L'époque des traductions du sanskrit a commencé assez tôt à Koutcha. Un des plus célèbres traducteurs d'ouvrages bouddhiques en chinois, Kumarajiva est né à Koutcha en 344 d'un père indien et d'une mère koutchéenne."

Sommaire

Introduction

~ Ecriture Koutchéenne.
~ Fragments bilingues du Yogasataka (Mission Paul Pelliot) : Texte (Y 1, 2, 3) - Texte sanskrit correspondant, version tibétaine et leurs traductions françaises - Traduction du texte koutchéen.
~ Fragments Pelliot : P1, texte et traduction - P2, texte et traduction - P3, texte et traduction - P4, texte et traduction -
~ Fragments Stein (S) : Textes sanskrits voisins - Traduction.
~ Manuscrit Weber-Macartney (W) : Texte - Traduction.
~ Texte magique sanskrit et koutchéen (M) : Traduction.

Glossaire — Fac-similé des textes Y, P1, P2 et M