Isa Upanishad, Katha Upanishad, Kena Upanishad

Les Upanishad vol. 1-2-3. Publiée et traduite par L. Renou

Auteur : RENOU (Louis)
Collection : Les Upanishad
Volume : 1 Tome : 2 Numéro : 3
ISBN : 978-2-7200-1042-2
Prix : 12.2 €

Description

Les Upanishad, texte et traduction sous la direction de L. Renou.
Isa Upanishad : 10 pages, dont 3 pour le texte publié en devanagari. Katha Upanishad: 29 pages, dont 9 pour le texte publié en devanagari. Kena Upanishad: 14 pages, dont 5 pour le texte publié en devanagari.
Les Volumes I, II, III ont été réunis en 1 volume lors de la réimpression
Dimensions : 13,50 x 21,20 x 0,5 cm
Poids : 87
Lieu de parution : Paris
Année de parution : 1943
Réimpression : 2006
Reliure : in-8° broché
Pages : 62
Traduit par : Louis Renou
Traduit du : sanskrit

Commentaire

Les Upanishads, dont douze ou treize en particulier terminent les Védas, contiennent des écritures philosophiques et métaphysiques traitant de la nature et du rapport de l'âme (atman) à l'esprit suprême Brahman. Le canon Muktika recense 108 Upanishads dont la composition s'étale de -800 à 1300 de notre ère. On distingue traditionnellement douze Upanishads majeures ou principales et quatre-vingt seize Upanishads mineures réparties en six catégories.
Les Upanisads anciennes, qui sont une douzaine, ont été élaborées au VIème siècle avant notre ère et dans les siècles antérieurs. Cette période correspond à la fin de l'époque védique, quand l'importance attachée aux dieux védiques et au sacrifice diminue, et la réflexion religieuse se porte sur la connaissance de brahman, essence transcendante, infinie, et son identification avec âtman, le soi. Le VIème siècle est l'époque de l'émergence du jainisme et du bouddhisme, une période de spéculation intense, où la discussion porte moins sur les actes associés au sacrifice que sur la connaissance authentique, mystique de la réalité ultime. Il est clair d'autre part - la Chândogya Upanisad le montre - que la discussion n'est pas restreinte au cercle des brahmanes, mais qu'elle s'étend à la classe princière.

Commentaire

L'Isa ou Isâvâsya Upanisad, ainsi appelée d'après le mot par lequel elle commence, est probablement la première en date des Upanisad versifiées, ce qui lui assure un haut rang dans cette littérature. Elle figure d'ailleurs en tête de toutes les collections indigènes d'Upanisad. L'Isa fait partie d'une des Samhitâ du Yajurveda, la Vâjasaneyi Samhitâ (d'où son autre nom Vajasaneyi-Samhilopanisad ou en abrégé Samhilopanisad), dont elle forme le 40e et dernier chapitre.
Ce bref poème, après avoir posé le principe d'un souverain (îs) qui régit l'univers, formule que les oeuvres n'ont pas de valeur. Seul importe de connaître le Soi ou âtman.

La Kâthaka (ou Katha) Upanisad, presque entièrement en vers, est un recueil de maximes sur l'âtman-brahman, centrées sur le problème de la mort et de la destinée après la mort.
L'originalité de cette Upanisad réside dans son affabulation : développant et remaniant un récit qui figurait déjà dans le Taittirîya Brâhmana, l'ouvrage se présente comme une instruction impartie par Yama, le roi des morts, à un jeune brâhmane, Naciketas.

La Kena Upanisad (aussi Talavakâra), ainsi appelée, comme l'Isâ, par son mot initial, se rattache au Sâmaveda et fait partie intégrante du Jaiminïya-Upanisad-Brâhmana, qui, en dépit de son titre, n'est ni une Upanisad ni un Brâhmana, mais n'est autre que l'Âranyaka de l'école Jaiminïya (ou Talavakâra) du Sâmaveda.
La première partie traite du brahman du point de vue d'une théorie de la connaissance et est en vers. La seconde, formant un récit ou ilihâsa qui tourne court en allusions ésotériques, est rédigée en une prose de caractère brâhmana.
L'Upanisad se demande d'abord qui a créé les phénomènes, et pose qu'il y a derrière le monde sensible un mystère insondable, à savoir le brahman. La seconde partie vise à montrer comment les dieux ont découvert le brahman : le brahman est un phantasme que les dieux cherchent en vain à maîtriser : ainsi ils dépendent de lui et l'ignorent.