L'artisanat du métal à Alep : héritage et postérité.

Auteurs : CHANESAZ (M.), DARDAILLON (E.), DAVID (J.-C.)
Collection : Institut Français du Proche-Orient, CCO
Tome : 45
ISBN : 978-2-35159-726-2
Prix : 56 €

Description

Coédition IFPO/UNESCO. Photographies, illustrations, cartes, figures, tableaux.
Poids : 758
Lieu de parution : Beyrouth, Presses de l'Ifpo
Année de parution : 2018
Reliure : broché
Pages : 200

Commentaire

Cette recherche a pris forme avec l'ambition initiale de comparer le travail du métal à Alep dans les ateliers encore en place entre 2004 et 2009, avec les mêmes activités à d'autres époques en milieu urbain. La présente publication porte essentiellement sur le volet contemporain. La métallurgie traditionnelle actuelle constitue un système d'éléments en interaction dans la ville : les auteurs croisent ici les aspects techniques (les processus de fabrication) et fonctionnels (l'organisation du travail dans l'atelier et les attitudes corporelles), avec une réflexion sur l'organisation générale de l'espace en rapport avec des considérations culturelles et sociales et avec le fonctionnement des pouvoirs urbains. Cet ouvrage s'intéresse en premier lieu à des ateliers sis dans des souks anciens : forgerons, artisans du cuivre et du bronze, étameurs. Une des questions que pose cette activité porte sur les modes d'intégration de la nouveauté aux savoir-faire et aux fonctionnements hérités, par exemple sur les attitudes du travail et le rapport au sol : travailler assis au sol, assis sur un siège, debout ? La fonderie de fer, d'acier, de fonte, plus moderne, se trouve dans des ateliers plus vastes, dans des zones d'activité officielles ou informelles en périphérie. Ces ateliers font partie d'une autre économie en développement. Le passage de la petite métallurgie traditionnelle du souk aux ateliers moyens semi-industrialisés, bien plus qu'un déplacement géographique, ne constitue-t-il pas un changement de nature ? Les enquêtes menées par les auteurs à Alep avant 2011 ainsi que leurs photographies et illustrations, enregistrent des activités disparues dont les locaux situés près d'une ligne de front ont servi de champ de bataille et ont été pillés et détruits : leurs témoignages, présentés dans cet ouvrage, possèdent donc essentiellement une valeur patrimoniale.
Les auteurs : Moheb Chanesaz est, depuis 2005, Maître de conférences en anthropologie à l'Université Libanaise–Institut des Sciences Sociales où il fonde et dirige depuis 2010 le Groupe d'études et de recherches anthropologiques (GREA). Il est chercheur associé à Archéorient à la Maison de l'Orient et de la Méditerranée (MOM) - UMR 5133 CNRS, Lyon-France depuis 2004. Ella Dardaillon, docteur en Archéologie orientale, a donné des cours à l'École du Louvre et à l'Université de Paris-IV – Sorbonne avant de prendre, entre 2011 et 2014, la Direction du département d'Histoire de l'Art et d'Archéologie de cette même université à Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Elle est chercheur associé à Archéorient à la Maison de l'Orient et de la Méditerranée (MOM) - UMR 5133 CNRS, Lyon-France. Jean-Claude David, docteur en géographie, retraité depuis mai 2009, est chercheur associé à l'équipe Archéorient à la Maison de l'Orient et de la Méditerranée, à Lyon (France). Stagiaire à la Municipalité d'Alep de 1968 à 1973, puis pensionnaire scientifique, de 1977 à 1983, à l'Institut Français d'Études Arabes de Damas, il a fait d'Alep et des thématiques relatives à la ville ancienne son terrain de prédilection.

Sommaire

Sommaire