Mémoires sur les coutumes du Cambodge de Tcheou Ta-Kouan

Version nouvelle suivie d'un commentaire inachevé

Auteur : PELLIOT (Paul)
Collection : Oeuvres posthumes de Paul Pelliot
Volume : 3
ISBN : 2-7200-1107-X
Prix : 35 €

Description

4 planches hors-texte
Dimensions : 16 x 24 x 1,1 cm
Poids : 320g
Lieu de parution : Paris
Année de parution : 1951
Réimpression : 1997
Reliure : in-8° broché
Pages : 178
Traduit par : PELLIOT (Paul)
Traduit du : chinois

Commentaire

La seule description d'Angkor au temps de sa splendeur est celle des Mémoires sur les coutumes du Cambodge (Tchen la fong t'ou ki) dus à Tcheou Ta-kouan.
Tcheou Ta-Kouan, surnom Ts'ao-t'ing yi-min, était originaire de Yong-kia au Tchö-kiang. En 1296-1297, il accompagna une ambassade chinoise qui passa au Cambodge près d'une année. De retour en Chine, il rédigea son ouvrage...
Même si le texte des Mémoires, tel que nous l'avons, n'est pas complet, il offre un intérêt exceptionnel. Les récits des pèlerins bouddhistes, en particulier ceux de Hiuan-tsang, ont fait apprécier de bonne heure la fidélité minutieuse avec laquelle les voyageurs chinois tenaient leurs carnets de route. Tcheou Ta-kouan a visité le Cambodge encore en pleine prospérité et en donne une image exacte et vivante. La décadence était cependant toute proche : les Siamois arrivaient...

Paul Pelliot (1878-1945), sinologue et tibétologue, linguiste français, fut l'élève de l'indianiste Sylvain Lévi et du sinologue Edouard Chavannes. Professeur au Collège de France à partir de 1911, ses travaux des années 1920-1930 font toujours autorité.
Membre de l'Ecole française d'Extrême-Orient, il effectue plusieurs missions en Chine et en Asie centrale, la plus fameuse étant celle de 1908 durant laquelle il gagne le Turkestan où, près de Dunhuang, il sélectionne et achète une partie des précieux manuscrits religieux (bouddhistes) et profanes, découverts dans les grottes de Mogao : ils étaient rédigés en chinois, tibétain, sogdien et ouïgour. Marcelle Lalou a catalogué la collection de vieux manuscrits tibétains qui s'avérèrent d'une grande importance pour l'étude de l'Asie centrale de la période VIe au XIe siècle et la diffusion du bouddhisme vers la Chine par la route de la soie.
Paul Pelliot, en mourrant, a laissé une masse considérable de manuscrit représentant le labeur de plus de quarante années. Le Musée Guimet ayant reçu en dépôt tous ces manuscrits, ses élèves et ses amis en ayant entrepris le dépouillement, ont jugé qu'un certain nombre de ces travaux méritaient d'être publié : ils les ont réunis dans une même collection, les Oeuvres posthumes de Paul Pelliot.

 

Autres ouvrages sur Angkor :
CHOVELON. Henri Mouhot, du pays des éléphants blancs aux temples d’Angkor. Voyages au Siam, Cambodge et Laos 1858-1861. Le récit de voyage du jeune naturaliste Franc-Comtois, premier explorateur d’Angkor.
GLAIZE (M.). Les monuments du groupe d'Angkor. Un guide très complet, utilisable comme guide touristique, qui reste la référence pour ceux qui veulent visiter ce site exceptionnel.

Sommaire

Avertissement — Préface.

Traduction : La ville murée — les habitations — les vêtements — les fonctionnaires — les trois religions — les habitants — les accouchements — les jeunes filles — les esclaves — le langage — les sauvages — l'écriture — le jour de l'an et les saisons — la justice — les maladies et la lêpre — les morts — l'agriculture — la configuration du pays — le commerce — les marchandises chinois que l'on désire — la flore — les oiseaux — les quadrupèdes — les légumes — les poissons et reptiles — les boissons fermentées — le sel, le vinaigre, le soy — les vers à soie et le mûrier — les ustensiles — les charettes et les palanquins — les barques et les avirons — les provinces — les villages — la récolte du fiel — un prodige — les bains — les immigrés — l'armée — les sorties du souverain

Commentaire : la tradition du texte — Le Tch'eng tchai tsa ki — Les transcriptions de mots cambodgiens chez Tcheou Ta-kouan — L'interprétation du texte.