Mundaka Upanishad, Suivi de Mandukya Upanisad et Karïka de Gaudapada,

Les Upanishad vol. 4-5. Publiée et traduite par

Auteurs : MAURY (J.), LESIMPLE (E.)
Collection : Les Upanishad
Volume : 4 Tome : 5
ISBN : 978-2-7200-0974-7
Prix : 15 €

Description

Les Upanishad, texte et traduction sous la direction de L. Renou.
Mundaka Upanishad : 34 pages, dont 15 pour le texte publié en devanagari. Suivi de Mandukya Upanisad et Karïka de Gaudapada : 70 pages, dont 24 pour le texte publié en devanagari.
Les Volumes IV et V ont été réunis en 1 volume lors de la réimpression
Dimensions : 13,50 x 21,10 x 0,6 cm
Poids : 145
Lieu de parution : Paris
Année de parution : 1943
Réimpression : 2016
Reliure : in-8° broché
Pages : 105
Traduit par : MAURY (J.), LESIMPLE (E.)
Traduit du : sanskrit

Commentaire

Les Upanishads, dont douze ou treize en particulier terminent les Védas, contiennent des écritures philosophiques et métaphysiques traitant de la nature et du rapport de l'âme (atman) à l'esprit suprême Brahman. Le canon Muktika recense 108 Upanishads dont la composition s'étale de -800 à 1300 de notre ère. On distingue traditionnellement douze Upanishads majeures ou principales et quatre-vingt seize Upanishads mineures réparties en six catégories.
Les Upanisads anciennes, qui sont une douzaine, ont été élaborées au VIème siècle avant notre ère et dans les siècles antérieurs. Cette période correspond à la fin de l'époque védique, quand l'importance attachée aux dieux védiques et au sacrifice diminue, et la réflexion religieuse se porte sur la connaissance de brahman, essence transcendante, infinie, et son identification avec âtman, le soi. Le VIème siècle est l'époque de l'émergence du jainisme et du bouddhisme, une période de spéculation intense, où la discussion porte moins sur les actes associés au sacrifice que sur la connaissance authentique, mystique de la réalité ultime. Il est clair d'autre part - la Chândogya Upanisad le montre - que la discussion n'est pas restreinte au cercle des brahmanes, mais qu'elle s'étend à la classe princière.

Commentaire

La Mundaka Upanisad appartient à l'Atharvaveda et à l'école de Saunaka. Il est probable que le texte de l'Upanisd a été l'objet de maintes additions et interpolations. Tel qu'il est actuellement, on peut le considérer comme l'une des sources de la Bhagavad Gîtâ.
Le titre semble signifier qu'il s'agit de l'Upanisad des " hommes à la tête rasée " et l'on a rapproché cette donnée de la mention finale du " voeu de la tête " (traité composé par des ascètes qui se rasaient la tête, ou allusion à la libération de l'esprit).
Cette Upanisad admet la valeur du ritualisme mais enseigne qu'il ne suffit pas pour assurer un salut définitif. Le sage doit accéder à la connaissance du brahman par la connaissance du purusa (forme cosmique du brahman), et de l'âtman (forme du brahman dans l'homme ). On a noté des coïncidences de pensée et de forme avec des textes bouddhiques et surtout jaïna.
Cette Upanisad est relativement récente, postérieure en tout cas à la Chândogya Upanisad. La doctrine de la transmigration et du karman y apparaissent toutes constituées.

La Mândûkya Upanisad porte le nom d'une école du Rgveda, mais elle appartient au groupe d'écrits se rattachant à l'Atharvaveda. C'est un texte très court, qui ne comprend que douze sûtra; selon l'opinion générale, cette Upanisad serait, parmi celles qui sont considérées comme anciennes, une des plus récentes, peut-être même la plus récente.
L'objet de l'enseignement de la Mândûkya Upanisad est le thème commun à la plus grande partie de cette littérature; I'identité de l'âtman individuel et du brahman-âtman universel. L'auteur s'attache à poser l'équivalence de la réalité, suprême, absolue et de la syllabe sacrée OM.
Outre sa propre valeur doctrinale, la Mândûkya Upanisad présente un autre intérêt considérable, c'est d'avoir donné lieu à l'une des oeuvres les plus originales et les plus importantes de la philosophie indienne: les kârikâ de Gaudapâda, lesquelles sont, en quelque sorte, greffées sur l'Upanisad. On ne sait que peu de chose de l'auteur. Beaucoup supposent qu'il fut le maître de Govinda, lequel n'est connu que pour avoir été, à son tour, le maître de Sankara.